Salut la compagnie ! Pour la première fois, on se retrouve ici un dimanche ! Mais pourquoi ? Parce que le film du dimanche soir a toujours été sacré chez moi et que je suis là pour vous parler d’un film justement .. Je suis allée voir hier au cinéma Un sac de billes, film adapté du roman autobiographique de Joseph Joffro. Je ne vais pas vous mentir, je n’ai pas lu le livre mais j’en ai diablement envie maintenant que j’ai vu cette adaptation de Christian Duguay. Pour celles et ceux pour qui ce livre n’évoque rien ou qui n’ont absolument rien vu de la promo, voilà le synopsis officiel et la bande-annonce, on se retrouve juste après 🙂

Dans la France occupée, Maurice et Joseph, deux jeunes frères juifs livrés à eux-mêmes, font preuve d’une incroyable dose de malice, de courage et d’ingéniosité pour échapper à l’invasion ennemie et tenter de réunir leur famille à nouveau.

J’ai toujours été fascinée par cette période de l’Histoire. Depuis mes cours d’Histoire d’ailleurs. J’ai d’ailleurs récemment lu le livre Elle s’appelait Sarah de Tatiana de Rosnay que j’ai adoré. Le genre de livres ou de films pas faciles et pourtant absolument indispensables.

C’est le cas d’Un sac de billes. On y suit pendant 1h50 Maurice et Joseph, deux jeunes juifs tentant d’échapper à leur destin. En 1942, en pleine Seconde Guerre Mondiale, les deux frères fuient Paris à la demande de leurs parents pour tenter de rejoindre la zone libre de la France. Un long chemin évidemment parsemé d’embuches attend les deux frères. Mais il révèle un amour fraternel à fois drôle et bouleversant. Et pour une rare fois, cette période de guerre est racontée avec les yeux d’un enfant rendant ce film profondément humain. Nous racontant pourtant l’une des pages les plus sombres de notre Histoire, Un sac de billes se révèle être une aventure drôle, humaine et touchante.

J’ai été scotchée par la sincérité et le jeu des acteurs. On y découvre Dorian Le Clech interprétant Joseph qui crève l’écran avec ses yeux qui vous transperceront et Batyste Fleurial qui joue lui le rôle du grand frère Maurice. On y redécouvre Patrick Bruel, que j’avais peur de découvrir dans ce film, je dois vous le dire. Pourtant il est juste, amenant juste ce qu’il faut de tendresse et de dureté dans le regard. Vous ajoutez à tout ça une BO magnifique, une lumière douce et des décors réalistes et vous obtiendrez un très très bon film. Pour les plus sensibles d’entre vous, il vous sera je pense impossible de retenir vos larmes à plusieurs moments, je vous aurais prévenu.

« Je te porterais jusqu’au bout du monde s’il le fallait. »

Un film qui fait encore malheureusement écho à notre époque plus de 50 ans après les faits. Impossible de ne pas faire de rapprochements sur les guerres de religion que nous vivons aujourd’hui et de ne pas penser à tous ces enfants fuyant encore leurs pays. Impossible de ne pas penser non plus à certains slogans quand un jeune collabo prononce ‘La France aux français ».

Je n’ai qu’un conseil, foncez voir ce film avec un petit paquet de mouchoirs 🙂 Allez-y en famille, même si certains scènes sont dures, le film est pensé pour les enfants et vous permettra d’ouvrir des débats !


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